Expression corporelle et image de soi : cette maman qui a retrouvé son corps

  • Temps de lecture : 4 min

    Elle était venue « pour essayer ».

    Pas vraiment convaincue.

    Elle ne savait pas très bien ce qu'était la danse-thérapie. Elle savait seulement qu'elle ne se sentait plus vraiment bien dans son corps depuis longtemps.

    Comme beaucoup de femmes, elle avait fini par entretenir avec lui une relation compliquée.

    La maternité, le quotidien, la charge mentale, les années qui passent...

    Petit à petit, son corps était devenu quelque chose qu'elle gérait plus qu'elle ne l'habitait.

    Elle ne le regardait plus vraiment.

    Parfois même, elle lui en voulait un peu.

Pourquoi est-il parfois si difficile de se sentir bien dans son corps ?

  • Beaucoup de femmes, mais aussi de nombreux hommes, entretiennent une relation compliquée avec leur image corporelle.
    Le corps devient alors quelque chose que l'on juge davantage qu'on ne ressent.
    Les réseaux sociaux, les injonctions esthétiques, certaines étapes de vie comme la maternité, une séparation ou un changement professionnel peuvent parfois nous éloigner de nous-mêmes.
    On cherche à changer son corps, alors qu'il faudrait parfois simplement retrouver le chemin qui permet de l'habiter à nouveau.

Les premières séances : prendre le moins de place possible

Les premières fois, elle bougeait petit.
Très petit.
Elle prenait peu de place dans l'espace.
Comme si elle cherchait inconsciemment à être la moins visible possible.
Ses gestes étaient prudents.
Presque timides.
Comme si son corps avait appris à s'excuser d'exister.

C'est quelque chose que l'on retrouve souvent dans les pratiques d'expression corporelle ou de thérapie par le mouvement : certaines personnes arrivent avec un corps qui s'est progressivement mis en retrait.
Non pas un corps malade.
Mais un corps oublié.

Et puis un jour, quelque chose a changé

Personne ne saurait vraiment dire à quel moment précis.
Peut-être une musique.
Peut-être un regard bienveillant.
Peut-être simplement le fait de se sentir enfin en sécurité.

Elle a commencé à bouger autrement.
Plus librement.
Plus généreusement.
Elle prenait enfin l'espace qu'elle s'autorisait depuis longtemps à ne plus occuper.


Et puis un jour, quelque chose a changé

Personne ne saurait vraiment dire à quel moment précis.
Peut-être une musique.
Peut-être un regard bienveillant.
Peut-être simplement le fait de se sentir enfin en sécurité.

Elle a commencé à bouger autrement.
Plus librement.
Plus généreusement.
Elle prenait enfin l'espace qu'elle s'autorisait depuis longtemps à ne plus occuper.

  • Que permet la danse-thérapie dans le rapport à soi ?

  • Et ce qui est intéressant, c'est que rien n'avait changé physiquement.
    Son corps était le même.
    Mais son rapport à lui avait profondément évolué.

    C'est souvent là que la danse-thérapie agit.
    Ou plutôt la thérapie par le mouvement.
    Non pas en transformant le corps.
    Mais en transformant le regard que l'on porte sur lui.

    La danse-thérapie ne cherche pas un corps performant, esthétique ou parfait.
    Un corps vivant. Un corps habité. Un corps écouté.

  • Faut-il savoir danser pour vivre cette expérience ?

  • C'est probablement l'une des questions qui revient le plus souvent.
    La réponse est simple : non.

    Il ne s'agit ni de technique, ni de niveau, ni de performance.
    Il ne s'agit pas de bien danser.
    Il s'agit simplement de retrouver des sensations, d'écouter son corps et de se reconnecter à soi-même.

    Pour certaines personnes, cela touche la confiance en soi.
    Pour d'autres, le rapport à la féminité.
    Pour d'autres encore, l'image corporelle ou les traces laissées par certaines étapes de vie.
    Mais très souvent, il s'agit simplement de se réconcilier avec soi-même.

    « C'est la première fois depuis longtemps que je me sens bien dans ma peau »

    À la fin de cette séance, elle a simplement dit :
    "C'est la première fois depuis longtemps que je me sens bien dans ma peau."

    Pas parce qu'elle avait changé physiquement.
    Parce qu'elle avait changé de relation avec elle-même.

    Et c'est peut-être cela, finalement, la plus belle définition de la reconnexion à soi par le mouvement.

Et si vos participants vivaient cette expérience ?

Cette histoire, elle n'est pas exceptionnelle.

Elle est représentative de ce que vivent de nombreuses personnes que vous accompagnez au quotidien.

Des personnes qui ont perdu le lien avec leur corps. Qui ne l'habitent plus vraiment. Qui le gèrent, le subissent, parfois lui en veulent.

Et qui n'ont jamais eu l'espace pour faire autrement.

C'est exactement ce que la médiation par le mouvement peut créer : un espace où le corps redevient un allié, pas un problème à résoudre.

Si vous êtes professionnel du soin, de l'accompagnement, de l'éducation ou du bien-être, et que vous souhaitez intégrer ces outils dans votre pratique — sans avoir besoin d'être danseur —, c'est précisément ce que propose la formation Émoova.

Trois jours. Une approche concrète, immersive et directement applicable sur le terrain.

Pourquoi une formation en danse-thérapie est-elle indispensable ?

Intervenir en santé mentale demande un cadre solide.

Une formation en danse-thérapie permet :

  • de comprendre les enjeux psychiques,

  • de sécuriser la pratique,

  • de poser des limites claires,

  • d’adapter le mouvement aux fragilités,

  • de travailler en lien avec d’autres professionnels.

La formation apporte des outils, une posture, une éthique.
Ensuite, la pratique se nourrit de créativité, d’écoute et d’adaptation.

Et maintenant ?

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